Densité de population

Densité de population

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Densité
Mixité urbaine


Moyenne régionale (2015)

7 281,92 hab/km²

I. Introduction
L’indicateur montre la répartition de la population dans les quartiers de la Région bruxelloise. Il nous indique l’intensité de l’occupation résidentielle dans l’espace. La densité de population est liée à la morphologie urbaine, à l’espace public, au gabarit des bâtiments et à la présence d’autres facteurs, tels que le type de bâti par exemple.

II. Description de la carte

II.1. En 2015

Les plus fortes densités de la Région sont concentrées dans la première couronne. La seconde couronne, en particulier le sud et l'est, concentre de nombreux quartiers à faibles densités de population.

Les quartiers du 19e siècle, à proximité du centre-ville concentrent de fortes densités de population. Les immeubles à appartements, souvent mitoyens, dont le gabarit est supérieur à deux étages y sont majoritaires.
L’ouest du Pentagone concentre des densités supérieures à 14.000 hab./km². Le quartier Anneessens a la densité la plus forte avec 24.373 hab./km².
L’est du Pentagone présente généralement des densités plus faibles, inférieures à 8.000 hab./km², notamment en raison du parc royal et de la forte concentration de bâtiments d’activité économique plutôt qu’à vocation résidentielle.

En première couronne, les quartiers nord tels que Saint-Josse Centre, Chaussée de Haecht, Quartier Brabant présentent des densités de population parmi les plus importantes de la Région, supérieures à 24.000 hab./km².

Dans l’est de la première couronne, le quartier Européen (2.486 hab./km²) dispose d’une densité de bureaux très importante et donc de peu de population. À l’inverse, les quartiers Matonge et Flagey-Malibran concentrent les plus fortes densités de population, respectivement 18.317 hab./km² et 21.788  hab./km².
Dans la seconde couronne, la moitié ouest rassemble des densités de population inférieures à 14.000 hab./km² pour la majorité. Les quartiers à proximité de la première couronne ont les densités entre 16.000 et 18.000 hab./km² : Karreveld, Basilique, Woeste (Jette), Veeweyde – Aurore, Anderlecht Centre – Wayez… alors que les quartiers plus éloignés ont des densités plus faibles, inférieures à 8.000 hab./km². La faible densité du quartier Neerpede (Anderlecht) s’explique par son caractère rural.

Le sud et l’est de la seconde couronne présentent de faibles densités de population, inférieures à 14.000 hab./km² pour les quartiers les plus proches de la première couronne et moins de 8.000 hab./km² voire moins de 5.000 hab./km² au plus ils se situent loin de la première couronne. Ces faibles densités s’expliquent par une dominance de bâti trois et quatre façades (lotissements en ordre ouvert) tel qu’à Putdael (Woluwe-Saint-Pierre) ou Vivier d’Oie (Uccle).

II.2 Évolution de 1981 à 2015

Entre 1981 et 1991, la densité de population a diminué de 6.176 hab./km² à 5.845 hab./km². Entre 1991 et 2001, la densité de population est quasi équivalente passant à 5.973 hab./km². Après plus de 20 ans de diminution, la population de la Région bruxelloise augmente à nouveau depuis 1996. De 2005 à 2012 cette augmentation était particulièrement importante. La population à Bruxelles augmente entraînant l'augmentation parallèle de la densité de population à Bruxelles.

 

 

 

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