Part des moins de 3 ans dans la population totale

Part des moins de 3 ans dans la population totale

Thème

Population

Sous-thème

Structure par âge


Moyenne régionale (2014)

4,63 %

I. Introduction
Les enfants âgés de moins de 3 ans représentent une tranche d'âges particulière. Ils ne sont pas encore présents dans le système scolaire et sont pris en charge essentiellement par leurs parents, par des proches ou par des structures d'accueil collectif. Ces très jeunes enfants ont donc des besoins particuliers qui se déclinent notamment en termes de structures d'accueil. L'analyse de la répartition de ces enfants sur le territoire bruxellois - liée à celle de leurs parents - peut mettre en évidence des quartiers où la demande est potentiellement plus élevée.

II. Description de la carte

II.1. En 2014

En 2014, les enfants âgés de moins de 3 ans sont inégalement répartis sur l'ensemble du territoire. On observe une concentration plus élevée de ce groupe d'âges dans la zone du croissant pauvre qui s'étend de Bas Forest au quartier Chaussée de Haecht, en contournant le Pentagone par l'ouest.

Cette surreprésentation de ce groupe d'âges dans cette zone s'explique par plusieurs facteurs. D'une part, les jeunes ménages se concentrent dans les quartiers centraux de Bruxelles. Dès lors, le nombre de personnes susceptibles d'avoir un enfant en bas âge y est plus important que dans la seconde couronne. D'autre part, la zone du croissant pauvre compte un nombre particulièrement élevé de personnes de nationalité étrangère, notamment d'origine maghrébine et turque, lesquelles se distinguent par une fécondité plus élevée que la moyenne des Belges.

Les enfants de moins de 3 ans sont proportionnellement moins présents dans certains quartiers du Pentagone (Grand Place, Sablon), là où les familles sont peu nombreuses, et plus globalement dans les quartiers de la seconde couronne sud et est de la Région.

 

II.2. Évolution de 1981 à 2014

 

De 1981 à 2014, le poids relatif de ces jeunes enfants à Bruxelles a augmenté, passant de 3,5 % à 4,6 %. Cette croissance ne traduit pas une hausse de la fécondité mais serait plutôt liée à l'augmentation du nombre de jeunes adultes, par l'immigration internationale ainsi que par une migration plus tardive à l'extérieur de Bruxelles. Depuis des décennies, l'émigration bruxelloise concerne surtout de jeunes couples avec enfant(s) qui quittent la ville pour s'installer dans des communes voisines tout en continuant à exercer leur profession à Bruxelles. Les conditions socioéconomiques actuelles - crise énergétique, coût de l'immobilier, prolongement des études supérieures... - contraignent ces couples à retarder leur départ de la ville, à y mettre au monde leur(s) premier(s) enfant(s), ce qui renforce le poids démographique de ces derniers.

En 2015, la proportion des enfants de moins de 3 ans est plus élevée en Région bruxelloise (4,6 %) qu'elle ne l'est dans les deux autres régions du pays (3,2 % en Flandre et 3,3 % en Wallonie). Les écarts régionaux se renforceront dans l'avenir, car ces proportions diminuent en Flandre et en Wallonie, alors qu'elles augmentent à Bruxelles.

La répartition de ce groupe au sein de l'espace bruxellois ne se modifie guère de 1981 à 2014. Le fait le plus marquant est le renforcement de son poids relatif dans la zone du croissant pauvre (en 1981, les écarts y variaient de 4 % à 6,7 % et en 2014, l'intervalle s'étend de 4,4 % à 7,1 %).

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