Densité des ménages privés

Densité des ménages privés

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Densité
Ménages


Moyenne régionale (2016)

3 379,52 ménages/km²

I. Introduction

L'indicateur reflète la répartition des ménages privés entre les quartiers de la Région de Bruxelles-Capitale. Il nous montre la densité de logement sur le territoire. La densité des ménages est liée à la morphologie urbaine, à l'espace public, à la hauteur des constructions et à la présence d'autres facteurs, comme le type de construction.



II. Description de la carte

II.1. En 2016

Les densités de population les plus élevées de la Région se retrouvent dans la première couronne. La seconde couronne, en particulier au sud et à l'est, compte de nombreux quartiers se caractérisant par une faible densité des ménages. 

Les quartiers du 19e siècle, proches du centre de la ville, connaissent une densité des ménages élevée. Les immeubles d'appartements de plus de deux étages, souvent mitoyens, y sont majoritaires.
Dans l'ouest du Pentagone se situent les densités des ménages de plus de 8.000 ménages/km². Le quartier Anneessens affiche la densité de population la plus élevée, avec 10.485,36 ménages/km².
Dans l'est du Pentagone, les densités des ménages sont inférieures - moins de 6.000 ménages/km² -, en particulier à cause du Parc de Bruxelles et du grand nombre de bâtiments plutôt destinés à des activités économiques qu'au logement.

Dans la première couronne, les quartiers au sud du Pentagone affichent des densités de plus de 10.500 ménages/km² (les quartiers Bosnie, Porte de Hal, Berckmans-Hôtel des Monnaies et Haut de Saint-Gilles). Le quartier Bosnie affiche d'ailleurs la densité des ménages privés la plus élevée de tous les quartiers de la Région, avec 18.458,92 ménages/km².
Les quartiers du nord comme Saint-Josse Centre, Chaussée d'Haecht ou le quartier Brabant affichent des densités de plus de 10.000 ménages/km².
Dans l'est de la première couronne, le quartier européen (1.482,82 ménages/km²) compte de nombreux bureaux, de sorte que les ménages privés y sont rares. Les quartiers Matonge et Flagey-Malibran affichent au contraire les densités de population les plus élevées, avec des densités de plus de 11.000 ménages/km².
À l'ouest du Pentagone, Molenbeek Historique et Koekelberg se distinguent avec des densités des ménages de plus de 9.500 ménages/km².

Dans la seconde couronne, la moitié ouest affiche la plus grande part de densités des ménages inférieures à 7.000 ménages/km².

Les quartiers proches de la première couronne révèlent des densités oscillant entre 6.500 et 9.500 ménages/km². Les quartiers Gare de Schaerbeek, Woeste, Anderlecht-Centre-Wayez, Molière Longchamp et Altitude 100 connaissent les densités les plus élevées, de plus de 7.500 ménages/km².

Les quartiers plus éloignés ont des densités inférieures. La faible densité des ménages du quartier Neerpede (Anderlecht) s'explique par son caractère rural.

Le sud et l'est de la seconde couronne affichent des densités des ménages faibles, de moins de 4.000 ménages/km² pour la plupart. Ces faibles densités s'expliquent par la présence de nombreux bâtiments à trois ou quatre façades (lotissements ouverts), comme à Putdael (Woluwe-Saint-Pierre) ou au Vivier d'Oie (Uccle).

II.2 Évolution de 2001 à 2016

Entre 2001 et 2016, la densité des ménages est passée de 2.940,98 ménages/km² à 3.379,52 ménages/km². La population et le nombre de ménages en Région de Bruxelles-Capitale ont diminué pendant plus de 20 ans, mais sont à nouveau en hausse depuis 1996. Depuis 2001, cette croissance est devenue constante.

L'accroissement de la population à Bruxelles, qui va de pair avec un rajeunissement et une mutation de la structure des ménages, a des implications essentielles en termes d'infrastructures pour notamment le logement, l'accueil de l'enfance, etc.


 

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