Part des 0-17 ans dans la population totale

Part des 0-17 ans dans la population totale

Thème

Population

Sous-thème

Structure par âge


Moyenne régionale (2016)

22,88 %

I. Introduction

Il existe plusieurs manières d'étudier la structure par âge d'une population. Pour mettre en lumière le poids relatif de certains groupes d'âge, définis selon leur position dans le cycle de vie économique et familial, plusieurs tranches d'âge doivent être regroupées. Cela permet de faire une distinction sommaire entre les enfants et les adolescents, qui ne sont généralement pas encore actifs sur le marché de l'emploi (0-17 ans), la population en âge de travailler et de fonder une famille (18-64 ans) et la population ayant atteint l'âge de la retraite (65 ans et plus).

Les chiffres décrivant la part des jeunes de moins de 18 ans dans la population totale mettent avant tout en lumière deux réalités démographiques. D'une part, ils fournissent directement une idée du poids relatif des mineurs d'âge au sein de la population. D'autre part, ils sont aussi révélateurs, de manière plus indirecte, de la présence de ménages (familles monoparentales, couples mariés ou non) ayant un ou plusieurs jeunes enfants. On peut en effet admettre que les mineurs d'âge sont encore dans une large mesure dépendants du domicile choisi par leurs parents.



II. Description de la carte

II.1. En 2016

Les plus importantes parts de jeunes de moins de 18 ans sont mesurées dans le croissant pauvre. Au-delà, plusieurs quartiers de seconde couronne situés le long de l'axe du canal et à l'ouest de la Région présentent des parts élevées également. À l'opposé, la part de jeunes est particulièrement faible dans la partie est du Pentagone et dans les quartiers situés du côté est de la première couronne. Les quartiers plus périphériques de l'est de la seconde couronne présentent des parts de jeunes intermédiaires.

La répartition des valeurs révèle des écarts assez marqués entre les extrêmes et suggère des différences géographiques substantielles dans la composition de la population à l'échelle régionale.

 

Le pourcentage le plus faible de jeunes de moins de 18 ans (entre 9 et 17 %) est relevé dans le Pentagone et dans les segments est et sud-est de la première couronne ainsi que, dans une moindre mesure, de la seconde couronne. La part des isolés (voir la carte des isolés), des femmes âgées de 20 à 49 ans et des couples sans enfants (voir la carte correspondante) y est en effet particulièrement élevée.

Les valeurs les plus élevées (entre 25 et 32 %) sont en revanche concentrées dans les quartiers situés au nord et à l'ouest du Pentagone, autrement dit principalement dans les quartiers faisant partie du croissant pauvre qui s'étend de Schaerbeek aux parties basses de Forest et de Saint-Gilles, en passant par Cureghem, le centre historique de Molenbeek, Koekelberg, le Quartier Nord et Saint-Josse. Ces valeurs élevées se retrouvent également dans le nord de la ville (Houba) et à Anderlecht (Scheut, Bizet - Roue - CERIA). Cette surreprésentation des jeunes s'explique par plusieurs facteurs : le taux de natalité est nettement plus élevé dans les communes concernées, et en particulier dans les familles d'origine non européenne qui y sont installées. La taille des ménages y est également beaucoup plus importante, en particulier en raison de la surreprésentation des familles nombreuses. À cela s'ajoute le fait que les familles immigrées, qui se trouvent dans une situation socioéconomique précarisée et sont très présentes dans ces quartiers, ont tendance à y rester au moment de la naissance de leurs enfants, contrairement aux familles belges des autres quartiers centraux qui choisissent ce moment pour déménager vers des quartiers décentralisés ou vers la périphérie de la Région bruxelloise.

Les jeunes de moins de 18 ans sont d'ailleurs très présents dans toute une série de quartiers en périphérie de la Région, comme Haren et Heembeek dans le nord, l'extrémité est de Woluwe-Saint-Pierre (Sainte-Alix - Mooibos et Auderghem (Transvaal)), le sud d'Uccle et de Forest et Berchem. Les valeurs y excèdent partout la moyenne régionale. La part des couples avec enfants y est en effet élevée (voir la carte correspondante). En comparaison de la population des quartiers de la première couronne, la population y est cependant globalement plus âgée et plus souvent d'origine belge ou européenne.


II.2. De 1997 à 2016

 

La part des Bruxellois de moins de 18 ans présente une augmentation constante depuis 1997, passant de 20,91 % en 1997 à 22,88 % en 2016, où le nombre de mineurs d'âge s'élève à 271.783. Cette évolution est le reflet du rajeunissement de la population bruxelloise, qui a des conséquences marquées pour les besoins en termes d'accueil de l'enfance, d'enseignement, d'infrastructures de loisirs et d'espaces de jeux dans le quartier.

La répartition géographique de ce groupe d'âge sur le territoire de la Région a quelque peu changé entre 1997 et 2016. Au cours de ces deux décennies, les jeunes ont maintenu leur présence massive dans le croissant pauvre et dans une série de quartiers de l'extremité sud-est de la seconde couronne de Bruxelles.

C'est dans les quartiers de l'ouest et du nord de la seconde couronne que les valeurs ont le plus augmenté. Le Canal se détache par ailleurs plus clairement de la carte, une évolution qui révèle une extension spatiale des quartiers se caractérisant par une part importante de jeunes, en particulier vers l'ouest et le nord de Bruxelles.


 

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