Part des surfaces imperméables

Thème(s)
  • Environnement
  • Bâti et équipements
Sous-thème(s)
  • Espaces verts
  • Caractéristiques du bâti
Unité
%
Echelle
Communes / Quartiers / Secteurs
Définition

L’indicateur a été élaboré à partir de la carte des surfaces imperméables de 2022 produite par Bruxelles Environnement. Un traitement cartographique a permis de calculer la part des surfaces imperméables par rapport à la surface totale d’un territoire (commune, quartier, secteur statistique).

La carte des surfaces imperméables est issue d’un traitement complexe d’images satellitaires (Sentinel-2) et aériennes (orthophotoplans), dont le détail est trouvé dans le rapport du projet.

La méthode a consisté à établir deux catégories de surfaces : imperméable et perméable. Les surfaces imperméables sont typiquement constituées par les revêtements artificiels et les constructions. Les surfaces perméables correspondent aux sols sous couvert végétal (gazon, buissons, arbres…), aux sols nus et aux étendues d’eau.

Parmi les points d’attention, la méthode ne permet pas de distinguer les revêtements semi-perméables – tels que les sentiers et parkings en graviers et les pavés à larges joints – des autres revêtements. Ceux-ci sont donc classés comme imperméables sur la carte. De même, les toitures vertes (extensives) sont classées comme imperméables en raison de leur capacité limitée à capter l’eau. Les voies de chemin de fer ont été catégorisées comme perméables ou imperméables selon les prédictions du modèle. Les terrains de sports en gazon naturel ou artificiel ont été classifiés comme perméables car il n’était pas possible de les distinguer formellement. Les courts de tennis en terre battue ou en béton ont été considérés comme imperméables.

Interêt

L’imperméabilisation des sols est le processus consistant à recouvrir le sol de matériaux imperméables tels que le béton, la brique, la pierre ou l’asphalte qui empêchent l’infiltration des eaux. Les structures concernées sont les bâtiments (résidentiels, industriels et commerciaux), les routes, parkings, trottoirs, etc.

L’imperméabilisation des sols est la première cause d’artificialisation des milieux terrestres. Elle perturbe le cycle naturel de l’eau en diminuant l’infiltration de l’eau vers les nappes souterraines, augmente le ruissellement de l’eau de pluie en surface et diminue l’évaporation et l’évapotranspiration. Lorsqu’elle est trop importante, l’imperméabilisation pose un risque accru d’inondations, dégrade les sols, entraine une perte de biodiversité, accroit le phénomène d’îlot de chaleur urbain et participe à la pollution des eaux de surface.

Les indicateurs d’imperméabilisation des sols sont calculés pour mesurer l’étendue de l’imperméabilisation dans un territoire donné. Ils aident à comprendre l’impact de l’urbanisation sur l’environnement et à développer des stratégies pour atténuer ses effets.

Remarques

Référence : WEO (2023). Carte des surfaces imperméables de la Région de Bruxelles-Capitale 2022. Rapport des Parties 1 et 2. Etude pour le compte de Bruxelles Environnement. 54 p. [Lien]

Disponibilités
Date de la carte Surface du territoire
2022 2022

Part des surfaces imperméables

Thème(s)
  • Environnement
  • Bâti et équipements
Sous-thème(s)
  • Espaces verts
  • Caractéristiques du bâti
Moyenne régionale / Médiane régionale (2022)
53.2
Unité
%
Introduction

L’imperméabilisation des sols est le processus consistant à recouvrir le sol de matériaux imperméables (béton, pierre, brique, asphalte…), à savoir des matériaux qui ne laissent pas (facilement) traverser l’eau. L’indicateur mesure l’étendue de l’imperméabilisation dans un territoire donné en calculant la part des surfaces imperméables par rapport à la surface totale de ce territoire. Il aide à comprendre l’impact de l’urbanisation sur l’environnement et à développer des stratégies pour atténuer ses effets.

Description

En 2022

La carte présente une opposition entre le centre-ville et la périphérie. Les parts de surfaces imperméables les plus élevées sont concentrées dans le Pentagone et la première couronne de la Région. Plus on s’éloigne du centre, plus les parts des surfaces imperméables diminuent.

 

Presque tous les quartiers du Pentagone ont plus de 95 % de surfaces imperméables. Seul le Quartier Royal, en raison de la présence du parc de Bruxelles, est moins imperméable (81 % de surfaces imperméables).

Les quartiers de la première couronne sont aussi très imperméabilisés. La majorité des quartiers présentent 85 % ou plus de surfaces imperméables. Les quartiers de première couronne avec plus de 90 % d’imperméabilisation sont Duchesse, Cureghem Bara, Porte de Hal, Bosnie, Matonge, Quartier Brabant, Gare du Midi, Molenbeek Historique, Koekelberg, Quartier Européen, Saint-Josse Centre et Gare de l’Ouest. Trois quartiers approchent les 90 % : Chasse, Chaussée de Haecht et Flagey-Malibran. Seuls les quartiers de parcs affichent moins de 60 % d’imperméabilisation (Botanique, Cinquantenaire, Parc Leopold, Parc Josaphat).

Les quartiers de seconde couronne qui sont proches de la première couronne ont majoritairement entre 60 % et 85 % de surfaces imperméables. Trois quartiers se distinguent avec une imperméabilisation à plus de 85 % : Vieux Laeken Ouest, Anderlecht Centre - Wayens et Woeste. Les quartiers les plus extérieurs, proches de la frontière régionale, affichent moins de 60 % de surfaces imperméables, à quelques exceptions près (ex. Industrie OTAN, Heysel). La faible imperméabilité de ces quartiers est due à une présence importante d’espaces verts publics ou privés (jardins), de terrains agricoles (comme à Neerpede) et/ou à une plus grande végétalisation des voiries.

Il est intéressant de comparer cet indicateur avec ceux du taux de végétalisation et du taux d’occupation du bâti des îlots. Les quartiers du Pentagone et de la première couronne, avec des surfaces imperméables élevées, sont également ceux qui affichent les taux d’occupation du bâti des îlots les plus hauts et les taux de végétalisation les plus faibles. Les quartiers de la seconde couronne, dont les parts de surfaces imperméables sont plus faibles, ont aussi des taux d’occupation du bâti des îlots moins élevés et des taux de végétalisations plus élevés.

Remarques

Référence : WEO (2023). Carte des surfaces imperméables de la Région de Bruxelles-Capitale 2022. Rapport des Parties 1 et 2. Etude pour le compte de Bruxelles Environnement. 54 p. [Lien]

La définition des mots en italique se trouve dans le glossaire du site.